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05/05/2015

POSE DE LA PREMIERE PIERRE DU TGI

Après des années de controverses et de batailles procédurales, la première pierre du nouveau palais de justice de Paris, imaginé par l’architecte de Beaubourg Renzo Piano, sera officiellement posée mercredi 6 mai au coeur du quartier des Batignolles, dans le XVIIe arrondissement.

La ministre de la Justice Christiane Taubira et la maire de Paris Anne Hidalgo participeront à la cérémonie aux côtés de l’architecte italien, de représentants du constructeur Bouygues et de sa filiale Arelia, maître d’ouvrage, ainsi que de hauts magistrats, policiers et élus locaux.
Le déménagement du TGI de Paris était envisagé depuis longtemps en raison de l’exiguïté des locaux de l’Ile de la Cité. Relancé en 2003 par le président Jacques Chirac, c’est son successeur Nicolas Sarkozy qui a tranché en 2009 en faveur du site des Batignolles, dans le cadre du projet du Grand Paris.

Livraison en 2017

La livraison du nouveau TGI est fixée au 30 juin 2017, avec une mise en service envisagée au dernier trimestre de la même année.
Le bâtiment sera composé de quatre ensembles de verre superposés de 120.000 m2, ornés de jardins suspendus. Culminant à 160 mètres, il sera le plus haut de la capitale après la tour Montparnasse (210 m) construite il y a 41 ans.

Il regroupera les services dispersés du TGI, dont ceux du site historique de l’île de la cité, le pôle financier (IXe), le pôle de la nationalité (XIIIe), les locaux des scellés ainsi que les tribunaux d’instance. Les cours d’appel et de cassation resteront en revanche dans l’ancien palais.

L’accueil du public se fera par un parvis de 6.000 m2 donnant accès au socle du bâtiment qui abritera notamment 90 salles d’audience. Les volumes supérieurs accueilleront les services du parquet, de l’instruction et de la présidence.

Quelque 8 à 9.000 personnes devraient fréquenter chaque jour le bâtiment, dont 2.000 travaillant sur place.

 

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© RPBW - Le futur TGI de Paris imaginé par Renzo Piano

 

Un coût de 2,4 milliards

Le nouveau TGI trônera au centre d’une « cité judiciaire » qui comprendra également, sur 30.000 m2, les nouveaux locaux de la police judiciaire, transférée du fameux 36, quai des Orfèvres, et une maison de l’ordre des avocats (MODA) de 6.000 m2.
Le chantier, entamé à l’été 2013, a repris fin mars après huit mois d’interruption due à un contentieux. Les premières grues ont fait leur apparition sur le site après des travaux de terrassement du sous-sol qui accueillera sur trois niveaux parkings, archives, locaux techniques, ainsi que les locaux de la souricière.

« La pose de la première pierre coïncide avec le démarrage du gros oeuvre », a indiqué Yves Lansoy, directeur à l’Établissement public du palais de justice (EPPJ) selon qui « les délais devrait être tenus ».

Le programme a pourtant connu depuis son lancement bien des controverses, sur son implantation excentrée ou sur le choix en février 2012 du financement de l’opération par un partenariat public-privé (PPP). C’est le groupe Bouygues qui finance la construction du bâtiment et en assurera l’entretien et maintenance pendant 27 ans. L’Etat lui versera en contrepartie un loyer pendant la durée du contrat à l’issue duquel il deviendra propriétaire de l’édifice.
L’association « La justice dans la cité », composée pour l’essentiel d’avocats, a mené une longue bataille judiciaire pour obtenir l’annulation du contrat qui a finalement été validé en octobre 2014 par le Conseil d’État.

Selon une source proche du dossier, le coût total de l’opération pour l’État devrait atteinte 2,4 milliards d’euros. Le coût brut de la construction du bâtiment est estimé à 700 millions d’euros, auquel il faut ajouter pour Bouygues celui de la maintenance qui, selon un spécialiste, pourrait atteindre un montant équivalent.

Le mode de financement du projet avait été critiqué par Christiane Taubira, qui a cherché à dénoncer le contrat avant d’y renoncer, compte-tenu des indemnités importantes prévues en cas de dédit.

http://www.lemoniteur.fr/article/pose-de-la-premiere-pier...

Commentaires

POSE DE LA PREMIERE PIERRE DU TGI
Cérémonie fermée aux associations du quartier des Epinettes et plus particulièrement à celles des commerçants de proximité !

Écrit par : Jean Claude Janan | 06/05/2015

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